La destination finale, c'est le bocal à poisson.

La destination finale, c'est le bocal à poisson.
Je peux être forte pour deux, mais au fond, en secret, j'ai si peur moi aussi. L'amour est violent. Je ne veux pas te briser. Nous sommes deux personnes déstabilisées. Nous voulions rester indépendants. Nous voulions croire que nous n'avions pas besoin de l'autre. Nous n'attendions rien l'un de l'autre. Juste un intérêt croissant, une envie de mieux nous connaître. C'est tellement plus compliqué. Mais nous nous sommes trompés, tu en souffres toi-même : cet amour t'a changé me dis-tu. Et moi donc... Et oui, nous sommes piégés mon amour : nous nous aimons.
Mais mon bonheur est au creux de mon coeur et je souhaite nous comprendre chaque jour davantage, découvrir la beauté de ce qui nous unit. J'aimerais simplement avancer, des paillettes plein les yeux et les points incandescents de nos cigarettes en guise de phare. Je veux encore des longues heures à nous deux et plonger mes yeux dans l'immensité des tiens pour contempler d'un peu plus près cet amour grandissant.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 06:25

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 15:43

Il ne faut pas avoir peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer.

 Il ne faut pas avoir peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer.
J'ai eu les résultats de mes épreuves anticipées du baccalauréat, une note très bonne, une autre très mauvaise, (le comble) et les autres ma foi passables, alors bon, au final quelques petits points d'avance quand meme. Parait que c'est bien, mes parents et les amis de mes parents étaient contents, quant à moi, je m'en tape, ça devient triste.
Enfin, je suis sûrement contente dans le fond. Faudra que je réflechisse.
Je mate tous les épisodes de " Secret story ", c'est vous dire, je m'amuse bien, le pied.
Je revois une ancienne copine qui fait semblant de ne pas me voir, qui pleure que je lui manque et que la perte de sa meilleure amie (comprendre : moi) lui pèse tellement qu'elle a préféré ne plus me parler pendant de longs mois parce que quand même, notre relation était putainement unilatérale. Enfin, je ne sais plus quoi penser... Ca aussi c'est triste.
Lui me connaît, il m'a connu petite, quand je phasais, il m'a vu me détruire. Il a admirer le spectacle en tant qu auteur de cette débandade. Je le Hais avec un grand H du vrai verbe Haïr.
J'ai parler a une pote hier, et j'en avais un peu marre qu'elle me soutienne qu'on était pareille, qu'elle dise des choses pour me plaire, qu'elle me parle de dépression et de souffrance, parce qu'elle a tout fait pour avoir une raison d'aller mal, alors qu'au départ, je vous jure que je m'en serais bien passée.
On a parlé de choses sérieuses et on disait qu'il ne fallait pas vouloir à tout prix que les gens restent "amoureux" de nous, il fallait vouloir leur bonheur, et si ça devait passer par le fait qu'ils nous haissent, tant mieux pour eux tant pis pour nous. Il ne fallait pas être ambigü mais bel et bien clair.
J'ai toujours eu l'impression d'être extralucide.
Mais le pessimisme n'est pas forcément synonyme de lucidité.
Oui, certainement, on peut se voiler la face.
J'ai dormi chez lui, contre lui, deux nuits cosécutives, et j'ai bien dormi, malgré la maladie qui persiste et qui fait de moi un véritable zombie. J ai dormi. Longtemps et bien.
C'est féerique de le savoir à mes cotés, je me rend compte de la chance que j'ai, mais je suis un peu paumée parce que je ne sais plus vraiment qui je suis, il m'a séparé de ma dépression et il va falloir que je trouve autre chose pour me définir et putain c'que c'est dur. Je ne me plains pas, bien sur, mais ne plus avoir le bras ensanglanté, ça ôte une grande partie de ce que j'étais. Ne plus trop pleurer, ne plus trop crier, ne plus trop se taper la tête contre les murs. Mais bon, il me tire vers le haut, toujours plus loin, et je suis bien, bien, bien. Je suis bien avec lui et je suis dépendante et heureuse.
Faudra vous y faire.

Aujourd'hui je vais mieux.

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 11:31

Modifié le dimanche 23 août 2009 07:09

Le mal du siècle

Je déambule dans les petites rues comme un pantin désarticulé, je pourrais marcher les yeux fermés, le chemin, je le connais par coeur, les rues sont étroites et s'étirent vers le ciel triste sur trois, quatre, cinq étages, les trottoirs sont mouillés, il pleut, il pleut une neige molle, pour nous emmerder, le ciel nous crache à la gueule, et moi j'erre entre ses vieux murs qui dégoulinent de noirceur, les gens baissent la tête, sombres, fades, neutralité? tristesse, c'est la nuit, à croire
qu'il ne fait
jamais jour
ici
...

# Posté le mardi 16 juin 2009 12:31

Modifié le dimanche 23 août 2009 08:53

Les trois mendiants

Plus je creuse, plus je m'enfonce, plus je m'en vais, sans dire adieu, je déteste les adieux, je ne dis jamais au revoir, je m'en vais, c'est tout, je n'ai que mes yeux pour pleurer, puisque toutes les portes sont fermées, je cours, je me perds dans les couloirs de ma mémoire, je me retourne et vois les murs se dresser sous mes yeux, j'essaye de m'échapper, happée dans le brouillard de l'amnésie, je tombe, détonation, la tour s'effondre, chute nette, sans équivoque, je ne veux pas raccrocher le téléphone, mais il n'y a personne au bout du fil et puis, je fais la sourde oreille, étant donné que je ne sais quoi faire, et que la vie n'a pas de mode d'emploi, je ne fais rien, qui a les clés du passé? je me vide comme un sablier, je compte les heures, les jours, longtemps, ça fait longtemps, appel à témoin, le feu est éteint, faux, minuit, je m'ennuie, bonne nuit, lobotomie . . .

# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:55

Modifié le dimanche 23 août 2009 08:54

Beau geste

Seule occupation : critiquer la façon dont on mène nos affaires. Et bien je vous emmerde. Les jugements ça va bien merci, l'oppression ne viendra pas de ce que vous pensez alors ne fatiguez pas vos pauvres cerveaux amaigris à chercher des mots pour avancer des propos bien trop souvent falsifiés.
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# Posté le mardi 12 mai 2009 14:57

Modifié le mardi 01 septembre 2009 07:56

From the basement

From the basement
Coupe le fil si tu veux, je me sens liée de mille chaînes invisibles. C'est beau, sombre, glauque et ça donne l'impression d'un cube tranchant dans l'estomac. Trop pour moi, trop pour ne plus retenir ses larmes, une fois seule contre la vitre glaciale. Un coup de fil, elles, après être rentrée dans la nuit obscure, les sifflements derrière, les éboueurs devant, toujours cette peur diffuse qui renvoie des années en arrière, la nuit sombre, noire, gouffre sans fond. Et la lumière sale des lampadaires qui se mélangent au bitume et aux étoiles. Le ciel menaçant et toujours l'obscure sensation dans la poitrine. Les jambes se dérobent. On accélère le pas, et je suis seule.
Voir sa mort et se dire "ça aura fini comme ça". Et je n'étais pas prête à mourir, hier, je n'étais pas prête parce que je n'avais pas dit au revoir. Je voulais simplement continuer à consumer ce qui me brûlait déjà un peu les doigts.
Etre conviée à fêter la majorité d'une amie. Apprendre des choses fausses et ridicules et se dire que les gens ne sont pas ce qu'on croit. Parler beaucoup, de rien. Ne pas savoir ce qu'on fait là, avec ces gens qu'on ne connait pas, par-dessus une barrière où dans une impasse, là-haut. Plus près du ciel, plus près de leur réalité. La musique, les heures qui passent, la vision qui se perd. Squatter ses bras puis quelques baisers. Le froid et l'apre vérité.
Aimer. Avoir peur. L'inconnu devant soi. Une nouvelle vérité.
L'orage. Aujourd'hui, je pourrais dire que l'atmosphère est électrique mais elle ne l'est pas, si ce n'est dans ma tête. Il fait lourd, il pleut et les gouttes s'écrasent dans un bruit paresseux. L'eau est tiède, le ciel gris, bas, pesant, à la Baudelaire. Pas le temps pour moi, jamais le temps. Je voudrais m'allonger dans l'herbe et attendre que le ciel se déchaîne. Je suis comme l'atmosphère, lente et lourde. Si lente. Le calme qui précède la tempête. Je ne m'endors plus la nuit, je reste en veille, dans un silence dérangé, plein d'ombres et de courants d'air. J'ai chaud, j'ai peur. Je vois les heures qui continuent à clignoter et je voudrais leur crier qu'elles continuent sans moi, j'implore les murs de me laisser respirer. Un peu d'air.
Je voudrais parler de ciel pur, mais attendre que celui-là n'éclate me convient mieux. Attendre de pouvoir me retrouver couverte de cette eau tiède qui me donne l'impression d'être en nage. Le temps est à mon image. Instable, dangereux et las à la fois. La luminosité me donne des envies de meurtre. Sur moi-même.
Mais je suis bien trop paresseuse pour cela.
Egoïste, ont-elles dit.

# Posté le dimanche 10 mai 2009 07:14

Modifié le dimanche 23 août 2009 08:57

life is easy

C'est l'histoire d'une fille qui se met à croire en dieu à l'aube de ses dix-huit ans parce que croire n'est pas plus absurde que le reste. Le soucis avec la drogue est qu'on en prend trop, ou pas assez. Je suis incapable aujourd'hui d'apprécier les effluves qui s'échappent d'une beauté fragile. Ma drogue à moi, je n'sais pas. Sur la lune Pink Floyd donne des concerts et on a jamais vu un aveugle sur un camp de nudistes. Veux l'amour non-exclusif. L'amour à deux c'est beau. Mais à cinq c'est fantastique. Est-elle sage? Est-elle folle. Sur la Lune Téléphone donne des concerts. Spectacle gratuit pour nos yeux secs. Mais qui se donne le temps de contempler ce monde qui tire à sa fin(faim)? Vous? Moi?
Personne.
C'est l'histoire d'un, d'une, je ne sais pas. C'est l'histoire de quelqu'un. De quelqu'un qui chaque soir se couche fatigué et se réveille chaque matin encore plus abîmé que la veille. Et à chaque jour suffit sa nuit. Le premier mot de la littérature est le mot colère. La vôtre, la mienne. Je n'ai plus peur du noir, parce que Lucy in the sky. Je vais déjà prendre Versailles, s'il-vous-plait, combien vous dois-je? Mais mademoiselle, Versailles n'est pas à vendre. Il est mort et je crois que moi aussi, son c½ur est remonté dans sa gorge. Je dois vomir, vomir son c½ur, parce ce qu'il se débat trop. Et je n'arrive pas à pleurer. Une solution qui vous démolit vaut mieux que n'importe quelle incertitude. Ne plus respirer pendant quelque temps, une petite mort, quatre heures. Juste quatre heures de sommeil. Et il y a l'absence, cette chose abominable qui unit et désunit, qui rapproche aussi bien qu'elle divise et relâche certains liens très solides. Green is the colour. Et l'herbe pourtant est rouge.
I open the door to an empty room.

Qu'est ce qui nait quand on pourrit, qu'est ce qui pourrit quand on se contente de vivre, qu'est ce que cette boule dans la gorge quand les larmes,déjà, surnagent l'esprit, mais n'atteignent pas encore les yeux, qu'est ce qu'un sourire lorsqu'il est réflexe, qu'est ce qu'un amour qui ne s'épanche que dans le c½ur de l'un, qu'est ce que l'ambiguïté, qu'est ce que la jalousie, qu'est ce que cette impression d'être loin, loin de tout et de tout le monde, de nager sans jamais atteindre le bord, qu'est ce que l'estime de soi lorsqu'on est plus personne, qu'est ce que le bonheur quand personne ne nous prends la main, qu'est ce que le présent quand on n'a plus que ça, quand le passé est mort, parce qu'on lui a foutu un poignard dans le c½ur, qu'est ce que l'avenir quand le présent défile, qu'est ce que la beauté quand les yeux n'entendent plus, qu'est ce que la joie quand on n'est jamais à l'aise, qu'est ce que la solitude lorsqu'on ne connait qu'elle.
âme frêle, en ces jours étranges, mon dieu, mon dieu..
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 17:21

Modifié le dimanche 23 août 2009 08:57