Mon amour je t'aime, et putain je sais que tu viendras ici, je t'aime mon amour crois-moi!

Mon amour je t'aime, et putain je sais que tu viendras ici, je t'aime mon amour crois-moi!
J'suis pas allée en cours aujourd'hui. J'avais pas envie. J'ai la grippe. Cette putain de grippe qui te mets plus qu'HS. J'en peux plus. J'suis fatiguée. J'en peux plus. Il fait froid. J'veux pas taffer tout le week end. J'en peux plus. J'veux plus travailler. J'y arrive pas. J'suis fatiguée. J'en peux plus.
J'ai pas d'avenir, bordel. J'AI PAS D'AVENIR.

Ce matin ma mère a dit : les antis dépresseurs, mon unique solution pour ne pas être obligé de dire à mes enfants que j'ai envie de me foutre en l'air.
Finalement, on est pas si différente que ça elle et moi.

# Gepost op vrijdag 04 december 2009, 15u17

Running up that hill

C'est drôle, ces personnes que tu ne connais pas et qui t'expliquent, tranquillement, qu'ils ont "fait une dépression". L'air de dire "j'ai été malade". Simple événement dans leur vie. Pas même un tournant. Non, un virage. Et ne me demandez pas de vous expliquer la différence, y'en a peut-être pas. Mais je m'en fous.

Ce n'est pas comme ça que je présenterais les choses. Le chapitre dépression. L'histoire dépression. L'Histoire dépression. Non. Si je savais parler, je dirais plutôt que j'ai enfin réussi à me dépêtrer de la dépression. Pas une. La. Et je n'en ai pas "fait" une, c'est elle qui m'a faite. Oui, je sais, c'est facile. Mais c'est vrai. Pourquoi condamner systématiquement la facilité ?
La dépression, c'est moi. C'est pas une maladie.
" si, c'est une maladie ".
Oui, bon, d'accord. Mais ce n'est pas comme ça que je l'ai vécue. Elle m'a définie. Elle continue à le faire. Il y a la vie avec et la vie après, et c'est toujours la vie avec.
J'ai l'impression que certaines personnes ont été simplement surprises. Du genre " pfiou, je ne me sens pas bien. Mais ne serais-je point en train de faire une dépression ? Qu'à cela ne tienne, allons chez le docteur, il saura me guérir". Et le médecin les guérit. Et ils te disent ensuite "j'ai fait une dépression".
C'est pas juste. C'est pas juste parce que je suis née avec. Je ne sais pas quand elle est arrivée, elle a toujours été là, c'est moi.
Et j'ai envie de leur expliquer, mais je ne dis rien. Je n'ai même pas le courage de dire 'moi aussi', parce que je ne peux pas dire ça comme ça. Je refuse de dire "j'ai fait une dépression". Non. Je suis une grande malade, c'est autre chose. J'aurais l'impression d'être incomprise.
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# Gepost op vrijdag 04 december 2009, 15u11

Il ne faut pas avoir peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer.

 Il ne faut pas avoir peur du bonheur, ce n'est qu'un bon moment à passer.
J'ai eu les résultats de mes épreuves anticipées du baccalauréat, une note très bonne, une autre très mauvaise, (le comble) et les autres ma foi passables, alors bon, au final quelques petits points d'avance quand meme. Parait que c'est bien, mes parents et les amis de mes parents étaient contents, quant à moi, je m'en tape, ça devient triste.
Enfin, je suis sûrement contente dans le fond. Faudra que je réflechisse.
Je mate tous les épisodes de " Secret story ", c'est vous dire, je m'amuse bien, le pied.
Je revois une ancienne copine qui fait semblant de ne pas me voir, qui pleure que je lui manque et que la perte de sa meilleure amie (comprendre : moi) lui pèse tellement qu'elle a préféré ne plus me parler pendant de longs mois parce que quand même, notre relation était putainement unilatérale. Enfin, je ne sais plus quoi penser... Ca aussi c'est triste.
Lui me connaît, il m'a connu petite, quand je phasais, il m'a vu me détruire. Il a admirer le spectacle en tant qu auteur de cette débandade. Je le Hais avec un grand H du vrai verbe Haïr.
J'ai parler a une pote hier, et j'en avais un peu marre qu'elle me soutienne qu'on était pareille, qu'elle dise des choses pour me plaire, qu'elle me parle de dépression et de souffrance, parce qu'elle a tout fait pour avoir une raison d'aller mal, alors qu'au départ, je vous jure que je m'en serais bien passée.
On a parlé de choses sérieuses et on disait qu'il ne fallait pas vouloir à tout prix que les gens restent "amoureux" de nous, il fallait vouloir leur bonheur, et si ça devait passer par le fait qu'ils nous haissent, tant mieux pour eux tant pis pour nous. Il ne fallait pas être ambigü mais bel et bien clair.
J'ai toujours eu l'impression d'être extralucide.
Mais le pessimisme n'est pas forcément synonyme de lucidité.
Oui, certainement, on peut se voiler la face.
J'ai dormi chez lui, contre lui, deux nuits cosécutives, et j'ai bien dormi, malgré la maladie qui persiste et qui fait de moi un véritable zombie. J ai dormi. Longtemps et bien.
C'est féerique de le savoir à mes cotés, je me rend compte de la chance que j'ai, mais je suis un peu paumée parce que je ne sais plus vraiment qui je suis, il m'a séparé de ma dépression et il va falloir que je trouve autre chose pour me définir et putain c'que c'est dur. Je ne me plains pas, bien sur, mais ne plus avoir le bras ensanglanté, ça ôte une grande partie de ce que j'étais. Ne plus trop pleurer, ne plus trop crier, ne plus trop se taper la tête contre les murs. Mais bon, il me tire vers le haut, toujours plus loin, et je suis bien, bien, bien. Je suis bien avec lui et je suis dépendante et heureuse.
Faudra vous y faire.

Aujourd'hui je vais mieux.

# Gepost op vrijdag 10 juli 2009, 11u31

Gewijzigd op zondag 23 augustus 2009, 07u09

Le mal du siècle

Je déambule dans les petites rues comme un pantin désarticulé, je pourrais marcher les yeux fermés, le chemin, je le connais par coeur, les rues sont étroites et s'étirent vers le ciel triste sur trois, quatre, cinq étages, les trottoirs sont mouillés, il pleut, il pleut une neige molle, pour nous emmerder, le ciel nous crache à la gueule, et moi j'erre entre ses vieux murs qui dégoulinent de noirceur, les gens baissent la tête, sombres, fades, neutralité? tristesse, c'est la nuit, à croire
qu'il ne fait
jamais jour
ici
...

# Gepost op dinsdag 16 juni 2009, 12u31

Gewijzigd op zondag 23 augustus 2009, 08u53

Lascia Ch'io Pianga

Je ne sais pas où j'en suis, je suis juste vide, quatre lettres pour désigner l'immensité dans laquelle je suis perdue. J'ai l'esprit embrumé, et je me répète, et je rabâche. Inlassablement. J'ai perdu la partie, je t'ai perdu, je suis perdue. Il n'y a pas de panneaux de signalisation, dans le vide, il n'y en a pas non plus, dans l'amour. Dans la vie. Pour moi ce sont des synonymes. L'un ne va pas sans l'autre, je reviens toujours à mon point de départ, je fais des montagnes russes, entre le bonheur et le malheur, mais j'ai du mal à monter, je passe du rire aux larmes plus vite que mon ombre, je stagne le plus souvent dans les niveaux du bas, si vous me cherchez, descendez. Je me cache derrière un sourire, derrière des rires un peu trop forts, que certains arrivent à m'arracher, mais quand je suis de nouveau seule, je suis déboussolée, et je retourne mon masque. La chance ne sourit pas à ceux qui lui tourne le dos, alors j'essaie de sourire, lunatique, je suis, je pleure, trop, souvent, souvent trop et je me hais, de pleurer, comme ça, devant des gens qui n'ont rien à faire là-dedans, dans la rue, quand je m'ennuie, en cours, quand les larmes coulent toutes seules sans que je ne puisse rien y faire. Je suis bonne comédienne, mais je ne joue pas la comédie, tout ce que je fais, je le fais dans la démesure. D'un extrême à un autre, de l'amour à la haine, de la vie à la mort... Il n'y a qu'un pas.
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# Gepost op dinsdag 16 juni 2009, 12u17

Gewijzigd op zondag 22 november 2009, 15u25

Les trois mendiants

Plus je creuse, plus je m'enfonce, plus je m'en vais, sans dire adieu, je déteste les adieux, je ne dis jamais au revoir, je m'en vais, c'est tout, je n'ai que mes yeux pour pleurer, puisque toutes les portes sont fermées, je cours, je me perds dans les couloirs de ma mémoire, je me retourne et vois les murs se dresser sous mes yeux, j'essaye de m'échapper, happée dans le brouillard de l'amnésie, je tombe, détonation, la tour s'effondre, chute nette, sans équivoque, je ne veux pas raccrocher le téléphone, mais il n'y a personne au bout du fil et puis, je fais la sourde oreille, étant donné que je ne sais quoi faire, et que la vie n'a pas de mode d'emploi, je ne fais rien, qui a les clés du passé? je me vide comme un sablier, je compte les heures, les jours, longtemps, ça fait longtemps, appel à témoin, le feu est éteint, faux, minuit, je m'ennuie, bonne nuit, lobotomie . . .

# Gepost op woensdag 03 juni 2009, 11u55

Gewijzigd op zondag 23 augustus 2009, 08u54

Putain vous m'aurez plus

Putain vous m'aurez plus
Maintenant que l'irréalisable est réalisé, je tourne en rond, je tourne en carré, en boucle comme un vieux disque rayé. Tout se cogne à l'intérieur, contre mes pare-chocs de bric et de broc. Je dois réviser mes sentiments, ranger mes idées qui s'emmêlent, que je n'arrive plus à dénouer. Et mon esprit qui court à la poursuite du passé, qui ouvre mes valises entières de regrets, et je hurle à l'intérieur, tous ces non-dits, ces non-faits, ces promesses désavouées, ces regards désabusés. Pause, rembobinage, lecture, ma vie ressemble à un mauvais film. Je dois arrêter de fouiller le passé, de déterrer tout ce que je ne devrais pas trouver, tous ces cadavres oubliés, tout ce qui me fera pleurer, apprendre ce que j'avais peur de comprendre. Nous sommes seuls. Je vais emmurer mon coeur, fils de fer barbelés, et jeter la clé. Quelqu'un m'a dit, aujourd'hui que l'amour n'existait pas. Sacrée découverte pour moi qui étais partie à sa quête. L'amour, c'est dans les livres, dans les films, c'est de l'art, abstrait et comme toute oeuvre d'art, l'amour n'a pas de prix, à moins qu'il n'ait été vendu, comme chaque centimètre carré de notre terre, chaque rond-point, d'interrogation de nos chimères. Consommation, n'est-il pas. Aveuglés par sa quête, nous nous entortillons dans notre solitude, à vouloir toujours avoir ce que nous n'avons pas. J'ai perdu ma conscience entre les volutes de fumée de ces nuits animées, qui m'ont abîmée, j'ai brûlé ma clairvoyance au prix de ces cigarettes gâchées, et tous ces baisers que je croyais pourtant ne pas avoir volés. Je n'ai plus de confiance, en rien, ni dieu, ni maître. Je n'aime plus, rien, ni personne. Je suis seule, plus d'amitié qui tienne, plus de main dans la mienne, plus de promesse incertaine ou de je t'aime. Le temps est assassin, chaque demain est le même point, d'interrogation : qui sera là, avec moi, qui me suivra, qui partira. Je me suis vendue au diable, plus d'âme, plus d'arme, des torrents de tourments comme trame. Je me sens aussi froide que le regard que tu portes sur moi. Et si seulement tu m'avais regardé ce matin, une seule fois. J'avais pourtant cru apercevoir dans tes yeux, la flamme. Ce ne devait être que le reflet de la lame.

# Gepost op zaterdag 30 mei 2009, 10u31

Gewijzigd op zondag 22 november 2009, 15u26